C’est un maelström, un tsunami qui m’emporte.
Ma grand-mère, mon incontournable, mon indispensable Mémé, disait :« Sa ki la pou w, dlo paka chayé y. »
Les opportunités se précisent. Elles sont plus pressantes aussi .J’ai la sensation d’avoir mûri, grandi dans ma pratique — d’entrer, enfin, dans la cour des grands.
Je travaille actuellement à une installation qui sera présentée le 7 mai au Fonds d’art contemporain de Saint-Claude :
« Ce qui ne reviendra pas »
Une création qui questionne ma vision de l’irréversible et de la mémoire.
Des matériaux organiques : des branchages en suspension- en tension.Un disque noir au sol, du sable, des photographies déchirées.
Ici, le geste ne se corrige pas: il tranche, il marque. Comme le temps, plus lent, qui agit sur le végétal, le transforme, le défait.
Rien ne revient.
Tout laisse trace.
